High and low

En retard comme toujours ….

 

Voici ce que j’avais écrit il y a plusieurs semaines maintenant ….

Déjà le 9 septembre et je n’ai pas encore trouve le temps de vous faire un petit résumé de mon mois d’aout. Le temps …. un concept étrange, que j’ai de plus en plus de mal à saisir … Le mois de Juin est passé à la vitesse de la lumière, le vol de France en Angleterre, mon installation, mon premier jour au boulot suivi de tas d’autres jours, tout cela s’est passe comme dans un rêvé. Mais le mois d’aout s’est étiré, il a pris son temps, m’a fait grandir.

J’ai été un peu plus amoureuse chaque jour, j’ai passé des soirées inoubliables, je me suis retrouvée à l’hôpital, j’ai eu plusieurs mauvaises nouvelles qui sont tombées en même temps et m’ont donné la sensation que je ne pourrai jamais m’en relever même si on apprend que l’on peut se relever de tout dans la vie, même de chagrins qui paraissent insurmontables, c’est la nature humaine sans doute ….

Le mois d’Aout aura ainsi été un tourbillon d’émotion sans fin, un ascenseur émotionnel qui m’a laissé en perte de souffle, mais là encore, que serait la vie sans un peu de frisson intense …

 

 

Voilà. Maintenant nous sommes le 16 Octobre et je ressens comme un vide dans mon cœur. Mon petit chien avec qui j’ai vécu treize merveilleuses années est mort. Mon grand-père, que je pensais à tort invincible, comme toutes les personnes que j’aime, est mort. J’ai cette douleur intense en moi, je préfère ne pas me retourner et (re)penser à cette année, tout comme je ne veux pas voir de l’avant.

Je ne fais que pleurer en ce moment, tous les jours, c’est devenu un automatisme. Plus rien ne me fait sourire, et même lui, lui qui est toujours à mes cotes, malgré mon humeur maussade, malgré mes cris et mes larmes, malgré mon chagrin, malgré mes besoins de plus en plus fréquents de me faire du mal, même lui ne peut rien pour moi.

Parler à ma thérapeute me fait le plus grand bien. Pas d’un point de vue physique, mais d’un point de vue mental. Je rentre dans le bureau, je m’assois dans la chaise de velours, je ferme les yeux, et je me mets à parler. Puis pleurer. Puis reparler. Puis repleurer. Je n’écoute pas vraiment ses réponses. J’ai juste besoin de parler, d’évacuer ce « trop plein » que j’ai toujours ressenti en moi, et de savoir que quelqu’un m’écoute.

Je pense que ma vie entière aura été faite de ça. De se sentir toujours inferieure, de se demander constamment « et si », d’essayer de plaire tout en se démarquant, de petits bonheurs et d’immenses chagrins.

 

Listening to : High and low – Eza

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